Demosthéne


Démosthène est né à Athènes en 384 . Homme politique et orateur athénien, il n'aborda la tribune politique qu'en 354, après avoir, dit-on, corrigé une prononciation défectueuse.

On dit qu'il surmonta l'imperfection physique de son éloquence, en prononçant ses discours face à la mer, la bouche remplie de menus galets ; ou bien il les déclamait tout en gravissant une colline à vive allure.

Chef du parti antimacédonien, il dénonça avec clairvoyance les ambitions de Philippe de Macédoine. En 339, à son instigation, Athéniens et Thébains s'allièrent contre Philippe, qui les vainquit à Chéronée (338).

Après l'assassinat du roi (336), en 330, il dut défendre ses principes politiques (discours Sur la Couronne) lors d'une affaire qui remontait à 338 : à cette époque, l'assemblée athénienne lui avait offert une couronne d'or pour le remercier de son action civique, et Eschine l'avait jugé contraire aux lois.

Exilé en 324 sur une accusation de corruption, il profite de la mort d'Alexandre le Grand (323) pour soulever les Grecs contre la domination macédonienne et rentra à Athènes. Mais Antipatros, régent de Macédoine, battit les insurgés à Crannon (322), et Démosthène dut se réfugier dans l'île de Calaurie, où il s'empoisonna.

Pour les Megalopolitains (353). Les quatres philippiques ( 351-344-341 ). Les trois Olynthiennes ( 349-348 ). Sur l'ambassade ( 343 ). Sur la couronne ( 330 ). Pour la libertés des Rhodiens ( 351 ). Sur la paix ( 346 ). Contre Androtion (355 ). Les Panégyriques (380). Les symmories (354 ).

On félicite d'ordinaire Demosthene de ne pas faire étalage de son éloquence et de ne se préoccuper que de dire fortement ce qu'il pense être la vérité.

Mais on peut se demander s'il a été bien inspiré lorsqu'il conseillait la résistance à la Macédoine. La réponse n'est pas douteuse : la dignité d'Athènes exigeait qu'elle barrât la route à la Macédoine. Du point de vue patriotique, Démosthéne se comportait en bon citoyen. Ajoutées a la beauté artistique de son éloquence et au prestige de sa grandeur morale, ses narrations, très vivantes, insistent uniquement sur ce qu'il doit mettre en relief. Ses raisonnements lumineux, fondés sur le bon sens, n'ont rien de sophistique. Démosténe emploie exclusivement le vocabulaire attique, ne reculant devant aucun mot, même populaire, pourvu qu'il rende avec énergie son idée. Il léve le ton et sait varier ses phrases.

 

On dit qu' Eschine au temps ou il enseignait la rhétorique en exil, indiquait déjà ses discours comme des modéles. Fénélon ,Cicéron et Quintilien parlent de lui avec admiration..

On n'a pas cessé depuis de le regarder comme le premier des orateurs politiques de tous les temps.

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